Depuis les crises alimentaires des années 2000 : Grippe H1N1, La Vache Folle, OGM, les viandes contaminés ou encore l’affaire Spanghero, la confiance des consommateurs face aux industries est tourmentée. C’est notamment pour cette raison que le bio est en pleine expansion ces dernières années. Mais est-il vraiment nécessaire ou reste-t-il un simple effet passager de mode ?

Chacun cherche à consommer en se faisant plaisir, en faisant également attention à son budget mais de nouveaux éléments ont fait leur apparition ces dernières années venant contrecarrer les grandes industries. En effet, tout n’est malheureusement pas si rose dans le commerce et de nombreuses industries privilégient le profit au dépend de la qualité. C’est ce qui a amené entre autres beaucoup de problèmes notamment sanitaires comme évoqués auparavant, mais également de transparence, de qualité, et d’environnement. Ces problèmes dévoilés au grand jour, que ce soit à la télévision, sur internet ou encore dans la presse, ont engendrés une méfiance inédite chez les consommateurs. Pourtant au final, tout ce que nous voulons tient en trois mots : Transparence, qualité et sincérité. La solution serait-elle alors le bio ?

Un produit bio, du fait qu’il soit labellisé possède une certaine charte de qualité. Ces labels souvent conformes aux normes européennes, sont difficiles à obtenir, ce qui va confirmer leur aspect très qualitatif. Ainsi la confiance en ces produits nous rassure. Il n’y a plus de surprises sur l’origine du produit, de potentiels ingrédients cachés, ou encore des conditions sanitaires critiques. Et l’avantage c’est surtout un retour aux aliments naturels, simples, riches en goût, dotés de toutes leurs vitamines et bienfaits et donc bon pour notre santé.


Le bio, plus qu’un mode de consommation, une démarche sociale

Consommer bio, c’est également adopter une démarche sociale. Ainsi on encourage et soutient les producteurs bio face à l’agriculture industrielle massive. On favorise aussi le commerce équitable qui va souvent de pair avec le label bio et qui rémunère le producteur à juste titre en lui garantissant également des conditions de travail adéquates. On encourage aussi la sauvegarde d’emplois français au dépend de la délocalisation et du chômage. C’est tout simple et pourtant pas toujours évident quand on est face à un produit avec un logo bio et un écart de prix important par rapport aux produits industriels. Pourtant ne préférez-vous pas manger des légumes cultivés dans un champ voisin sans pesticides plutôt que ceux importés d’un pays lointain qui auront nécessité un transport aérien, routier ou maritime polluant ? De déguster un poisson frais pêché en mer Méditerranée dans le respect de la biodiversité plutôt qu’un poisson pêché en Norvège puis envoyé en Chine pour être gonflé à l’eau et exporté par la suite en France ?

Évidemment en toute logique le bio est également meilleur pour l’environnement et la biodiversité. D’après l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 61 % des nappes d’eau et 96 % des rivières sont malheureusement contaminées à cause de l’agriculture traditionnelle. Le bio est tout simplement mieux pour nous, pour les producteurs, pour l’environnement, pour notre planète. Alors pourquoi ne pas s’y mettre dès maintenant ?

Oui mais…le bio c’est cher quand même, non ?

Bizarrement la plupart des gens ont conscience qu’acheter un vêtement à très bas coût est souvent signe d’une qualité médiocre et préfèrent ainsi opter pour une marque onéreuse. Mais pour ce qui est des produits alimentaires, cela semble plus compliqué. Il y a plusieurs raisons qui peuvent tenter de répondre à cela, tout d’abord l’aspect éphémère de la chose. En effet un aliment sera consommé en un repas, alors pourquoi payer plus cher pour quelque chose qui va disparaître en quelques minutes dans notre organisme quand on peut l’avoir pour presque deux fois moins cher ?

Comme pour les habits de qualité, les aliments de qualité, et ici en l’occurrence les aliments bio, cela a un coût, pour des raisons souvent ignorées et donc pas considérées.

Tout d’abord en 2018, l’État a supprimé les aides au maintien de l’agriculture bio pour les producteurs dans le but de se recentrer sur la conversion ce qui a entrainé un impact logique sur les prix de vente des produits. Mais il y a tout un tas de raisons qui expliquent ces prix plus importants :

  • une productivité plus faible (pas de substances pour « doper » ses cultures, entretien plus compliqué donc plus restreint) ce qui réduit la possibilité d’économies d’échelle
  • un coût de main d’œuvre plus élevé (moins robotisé donc nécessité d’embauche)
  • des circuits de distributions parfois plus onéreux et moins visités
  • des aides et subventions globalement moins importantes
  • un coût très élevé des contrôles et des certifications (prix des labels)


Néanmoins il est préférable de passer par de la vente directe ou des réseaux comme l’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne destinées à favoriser l’agriculture paysanne et biologique) ou des magasins comme Biocoop ou Bio C Bon. Ces réseaux de distributions sont à privilégier car ils sont respectueux des agriculteurs. La grande distribution surfe sur la vague du « bio » et impose souvent une diminution du prix de vente des agriculteurs de façon indécente afin d’augmenter leurs marges intermédiaires au maximum. Le profit, toujours le profit. Sinon le plus simple si vous avez la chance d’avoir un jardin c’est de concevoir votre petit potager bio ! Et pour ramasser vos fruits et légumes ou faire vos courses toutes bio vous pouvez continuer à avoir un comportement éco-citoyen en utilisant nos sacs en toile personnalisés, en coton bio et issus du commerce équitable 😉